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21/02/2006

Ethique silencieuse


" Mon oeuvre est surtout ce que je n'ai pas écrit."
Wittgenstein - Lettre à L. von Ficker -

Commentaires

Pas étonnant de ce taoïste qui s'ignore.
Après avoir fait le tour de la philosophie il s'est rendu compte que cela n'a été que verbiage inutile, "une querelle de mots" disait-il.

Il s'était donné comme projet de "tracer une limite pour la pensée", disait-il dans un de ses aphorismes, limite dont les mots pouvaient éclairer à peine l'un des bords, l'autre bord ne se laissait caresser que par le silence.

Ludwig a réussit a approcher les deux bords, l'un par les mots dans le tractacus, l'autre par le silence écrit dans sa propre chair -sa vie-, d'où cette étrange suggestion qu'il a écrite à son éditeur.

Écrit par : tao | 22/02/2006

Le plus passionnant chez Wittgenstein, c'est évidemment l'abandon de sa foi première en la logique mathématique. Il pensait qu'elle pouvait résoudre tous les problèmes philosophiques jusqu'à ce qu'il se rende compte qu'elle ne pouvait même pas régler ses propres problèmes existentiels qu'étaient la dépression et une sexualité indéterminée. Ainsi s'explique le second temps de sa philosophie, devenue tout à la fois fragmentaire, intuitive, impressionniste, esthétique. Et au bout du compte, silencieuse. Une bien belle métaphysique négative.

Écrit par : Le Uhlan | 23/02/2006

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