29/01/2008
Memento mori
"Il vaut mieux aller à une maison de deuil, que d'aller à une maison de festin; car on voit dans celle-là la fin de tout homme, et celui qui est vivant met cela dans son coeur."- Ecclesiaste VII-2 -
Homme pressé, tu crois fuir la mort en courant toujours plus vite, en t’agitant comme un forcené, en te projetant sans cesse vers un avenir indéterminé, mais tu te trompes! Tu ne la vaincras qu’en restant là, dans l’instant, en la fixant droit dans les yeux. Crois-moi, elle n’a que faire de cet être extérieur, froid et mécanique, qui s’oublie et se perd dans un mouvement perpétuel. Non, ce qu’elle attend de toi, ce qu’elle désir réellement : c’est la vérité de ton être intérieur.
Mais quelle est donc cette vérité ? Eh bien, elle est simple comme toute vérité: il faut mourir pour renaître. Voilà la clef. Si tu veux la vie éternelle, il te faudra tout au long de ta vie faire l’apprentissage de la mort. En gardant toujours ceci à l’esprit : la mort n’est pas une fin mais un moyen.
Les moments de vérité dans ta vie, ce sont les petites morts auxquelles tu te donnes. La grande mort s’apprivoise par les petites morts, appelées également mortifications. L’insensé, c’est celui qui fait de sa vie une grande mort. Car en la fuyant ou en l’ignorant tout à fait, il devient son esclave. Le sage lui, comme le savait Platon, apprends chaque jour à mourir.
Sache que la mort ne peut rien face à un « déjà mort ».
La mort nous conduit là ou l’on veut aller, elle est le véhicule de l’âme. Le néant ou la vie éternelle ? C’est à l’homme de choisir.
La fonction première de la mort, c’est de faire jaillir de ton cœur : le grand Oui à la vie éternelle.
La mort apprivoisée est chemin de Vie.
Le souvenir de la mort (memento mori) est un rappel à la vie.
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19/10/2007
Carnets -VI -
L’homme, cet au-delà.
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22/05/2007
Carnets -IV - Extraits
Je me suis toujours demandé comment Cioran avait fait pour ne pas se suicider (je relisais récemment Sur les cimes du désespoir et ses Carnets). Au fond, c'était un amoureux triste de la vie, un loup des steppes. Il avait tout du mystique se balançant (comme le roseau, qui plie mais ne se romps pas) entre le rien et le Tout : adepte émérite du paradoxe et de l’apophase.
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16/01/2007
Carnets -III-
Être original : c’est revenir aux origines.
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02/01/2007
Carnets -II-
Ce n’est pas Dieu mais l’Homme qui est mort.
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21/12/2006
Carnets -I-
L’instinct profond répond à l’appel de l’âme.
Tout homme qui ne veut pas être à l’image de Dieu- m’exaspère.
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